Lamballe. Le festival du polar Noir sur la ville veut concilier « convivialité et sécurité »

Ouest-France Soizic QUÉRO.Publié le 25/09/2020

Alors que le Covid-19 bouleverse la vie culturelle, les organisateurs adaptent le format de leurs événements. À l’image du festival Noir sur la ville, programmé samedi 21 et dimanche 22 novembre, à Lamballe (Côtes-d’Armor). L’association La Fureur du noir veut y faire régner une ambiance chaleureuse, tout en s’appuyant sur les consignes sanitaires.
Il y a de quoi broyer du noir dans le monde de la culture, la crise sanitaire pesant lourdement. Mais les organisateurs de festivals veulent continuer en s’adaptant au contexte. À Lamballe (Côtes-d’Armor), les bénévoles de la Fureur du noir sont « motivés » et ont « l’envie » de mettre sur pied la 24e édition du salon du roman noir et du polar Noir sur la ville, samedi 21 et dimanche 22 novembre. Dès juin, l’équipe faisait part de sa dynamique sur sa page Facebook : « Nous souhaitons à notre niveau soutenir la filière du livre : auteurs, éditeurs, libraires… et la lecture publique. » Oeuvrer pour que le livre « continue à vivre ».

« On se disait que ça allait être compliqué… »

L’été, la rentrée et les réunions… et la réalité du Covid-19 est toujours présente. « Dès la dernière édition, en novembre, on avait commencé à inviter les premiers auteurs, comme on le fait habituellement, rappelle Alain Le Flohic, président de l’association. Quand le confinement a débuté, on avait déjà sollicité entre 20 et 30 écrivains. On a tenu des réunions téléphoniques. On se disait alors que ça allait être compliqué en novembre… »

« Ça peut être annulé jusqu’à la dernière minute »

En septembre, quand les bénévoles se sont retrouvés, les avis étaient partagés. « Est-ce dangereux pour le public ? Pour les auteurs ? Pour nous, les bénévoles ? Plusieurs questions se sont posées… Notre salon est artisanal, c’est du fait main. Mais on a décidé de maintenir le festival, de concilier la convivialité, malgré le masque, et la sécurité. Tout est assez particulier, il y a tellement d’incertitudes. On se mobilise, on passe du temps. Et ça peut être annulé jusqu’à la dernière minute… C’est ça qui est difficile. » Mardi soir, deux groupes de travail se sont réunis : sécurité et Covid-19 d’un côté, et décoration de l’autre.

Une édition avec des auteurs habitués

Vingt et un auteurs, sur une quarantaine en temps classique, ont confirmé leur présence (sous réserve de changement). « En réduisant le nombre d’auteurs, on amoindrit le nombre de difficultés. Moins de bénévoles seront mobilisés, une vingtaine au lieu d’une centaine. » Les festivaliers retrouveront « Jean-Hugues Oppel, Jean-Bernard Pouy et des auteurs qui sont déjà venus, deux ou trois seront nouveaux. Marc Villard et Didier Daeninckx ne seront pas présents ». En résumé, ce sera une édition de plumes noires habituées. « On s’appuie sur des gens qui connaissent le salon. »

« On doit se réinventer »

La marque de fabrique du festival, ce sont les rencontres des auteurs avec le public, en amont et pendant l’événement. « Elles seront maintenues dans les écoles et les bibliothèques des agglomérations de Lamballe et Saint-Brieuc. Elles se dérouleront aussi pendant le salon. On envisage de garder la soirée cinéma. » Les bénévoles font preuve d’imagination « pour réaménager les lieux, retravailler la décoration… On va réécrire sur les trottoirs ». Adieu les grandes tablées d’écrivains, bonjour « les petits îlots de deux ou trois auteurs ». Il n’y aura pas de débats thématiques non plus. Le défi est de transformer « les contraintes en force, on doit se réinventer ». La nouvelle affiche, réalisée par le dessinateur Julien Lambert, sera dévoilée ces jours-ci. Indice : l’esprit du haras y planera.

Photographie:Les bénévoles de la fureur du noir tiennent les affiches de plusieurs éditions "pour montrer que ca perdure."Ils préparent le 24 ème salon Noir sur la ville en étant "inventifs". Les structures publiques ont maintenues leurs subventions.
 

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