Malgré la crise sanitaire, la librairie La Cédille tourne à plein régime à Lamballe

Malgré la crise sanitaire, la librairie La Cédille tourne à plein régime à Lamballe
Le Télégramme article du 3 Septembre 2020-Matthieu Naizet

À Lamballe, la librairie La Cédille a limité la casse pendant le confinement. Et a augmenté son activité à la sortie. État des lieux avec le gérant François Guéguen, qui évoque aussi la rentrée littéraire.
Comment s’est passé le confinement au sein de la Cédille ?
On a maintenu une activité de vente à la porte et d’expédition. Mais, on ne disposait que de notre stock. On ne pouvait pas passer de commandes auprès de nos fournisseurs. On a reçu quinze demandes pour « Harry Potter 1 » mais ce n’était pas possible (rires). À distance, avec les outils numériques, nous avons conseillé nos clients et proposé des alternatives aux bouquins non disponibles. Économiquement, l’activité était symbolique. Mais physiquement, c’était assez éprouvant. Ce n’était plus que du picking dans les rayons. Le confinement reste un point noir pour notre activité.
Depuis la reprise, avez-vous ressenti une hausse ou une baisse de la fréquentation ?
Nous avons repris de plus belle. L’activité a même plus fonctionné qu’avant le confinement. Ça faisait chaud au cœur de voir revenir les clients. Sur cette période, si nous comparons à l’année dernière, nous avons vendu plus de livres. Et puis beaucoup de personnes sont revenues à des activités plus saines que rester devant des écrans. Le bouquin en fait partie. Nous avons eu des placards chargés en commandes. Ils étaient plus remplis qu’à la période de Noël. Ça débordait.
Avez-vous reçu des commandes de personnes qui ne lisaient pas habituellement ?
Oui, nous avons eu de nouveaux clients qui ne lisaient plus. Ils me disaient : « J’ai repris cette habitude, ça fait du bien ». Par ailleurs, nous avons eu aussi des commandes de personnes qui ne venaient pas de Lamballe. Beaucoup de gens ont essayé d’autres librairies dans le secteur car ils ne trouvaient pas le bouquin dans leur librairie. On a fait des expéditions à Dinan, Rennes et dans toute la France, en Suisse et en Belgique. Nous sommes abonnés à deux plateformes en ligne. Elles permettent à des libraires indépendants de mettre en commun tous nos stocks.
Avec la Covid-19, la rentrée littéraire est-elle perturbée ?
Oui, elle est tordue par rapport aux années précédentes. Il y a eu beaucoup moins de titres à sortir. Habituellement, on tourne entre 550 et 600 titres pour la rentrée littéraire. Là, c’est au minimum diviser par deux. Malgré tout, elle se passe très bien. Les auteurs qui sortent leur bouquin sont extrêmement demandés.
Combien de références proposez-vous à La Cédille ?
J’ai 11 000 références en ce moment et 17 000 livres en stock. Sur les grosses sorties de la rentrée littéraire, je les ai par 5, 10, 15…
Légende de la photo:Armelle Guéguen, Béatrice Camard et François Guéguen ont fait leur choix pour la rentrée littéraire. Ce sera « Rachel et les siens » de Metin Arditi, « Art nouveau » de Paul Greveillac, et « Violette Hurlevent et le jardin sauvage » de Paul Martin et J-B Bourgois.

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