Lamballe. « Nous, traiteurs, on a besoin de l’événementiel pour vivre »

OUEST-FRANCE Sonia TREMBLAIS.Publié le 16/10/2020

Les traiteurs font partie des professions directement impactées par l’annulation de nombreux événements festifs en raison du confinement et du coronavirus. Comment font-ils face à ce manque ? Comment s’adaptent-ils ? Quatre traiteurs de Lamballe (Côtes-d’Armor) ont la parole et livrent leur ressenti.
Quatre traiteurs de Lamballe (Côtes-d’Armor) ont la parole. Ils font le point sur leur activité et les effets de la crise sanitaire.

Frédéric et Anne Lucas, « Traiteur Lucas »

« Fermés les trois premières semaines en mars 2020, nous avons ensuite ouvert pour la vente à emporter en aménageant nos horaires. Avant le confinement, notre cahier était plein jusqu’en octobre : noces d’or, anniversaires… Et puis, les gens ont annulé. Les rendez-vous d’avril étaient reportés en octobre. Certaines réannulent. Nous avons perdu plus de 30 % de chiffres d’affaires. La boutique de la rue Bario représentait 40 % de notre chiffre d’affaires et ça s’est inversé. On a constaté que l’on a un peu plus de monde le midi dans la boutique, des nouveaux clients qui ne vont pas au restaurant. Mais elle ne nous suffira pas pour vivre. Il nous faut de l’événementiel. On espère que l’on pourra bien travailler pour les fêtes de Noël ! »
Contact : tél. 06 04 06 16 77 ; www.traiteur-lucas22.fr

Sophie Diboues, « Diboues Traiteur »

« Nous avons trouvé notre place et progressé. Anniversaires, mariages… Beaucoup de gens ont décalé des dates à septembre-octobre, d’autres ont simplement annulé et reporté à 2021. Mais ça bouchonne. Nous avons eu des dizaines de demandes. On ne pourra pas être partout. On nous sollicite pour des repas privés en plus petit comité. Ce n’est pas facile de prévoir les commandes chez les fournisseurs. On travaille beaucoup au jour le jour et on ne s’aventure dans aucuns plans pour les fêtes de fin d’année. On sent bien que les gens sont craintifs par rapport au Covid-19. Il est temps que tout ça s’arrête. »

Contact : tél. 06 49 77 83 30 ; www.diboues-traiteur.fr

Vincent Ménard et sa femme Jennifer, « C’Chaud »

« Le confinement arrive. Comment faire quand c’est du jour au lendemain ? Heureusement que notre 4e année de travail a été positive. Du coup, notre trésorerie tient le choc. Nous avons été hyper vigilants. Notre carnet de commandes se remplit pour 2021. Nous avons développé une partie à emporter. Mais ce n’est pas notre cœur de métier. Nous avons dû tout décaler, travailler avec les mariés et gérer aussi. Nous avons réappris à nous organiser et à vivre avec la pression de la dernière minute. Les gens ont des craintes, ça se sent. Espérons que nous pourrons bien travailler pour ces fêtes de fin d’année. »

Contact : tél. 06 63 16 53 19 ; www.c-chaud.com

Samuel Zion et sa femme Maeva, « Les saveurs du Penthièvre »

« On travaille sur une cinquantaine de mariages par an, pour des événements en entreprise ou privés. Une vingtaine d’entre eux est décalée à 2021. On a pris une claque depuis février. Le plus compliqué dans notre activité de traiteur, c’est de voir le stress des mariés. Ils avaient tout planifié et ils sont obligés de tout repenser. On voit bien que les gens sont frileux pour organiser des événements. Heureusement, on peut toujours compter sur des mariages même si la jauge des invités a baissé. Il faut qu’on tienne trois ou quatre mois. »

Contact : tél. 02 96 31 02 73 ; www.traiteurlamballe.com

Le Fonds local de soutien Covid de Lamballe Terre et Mer, mis en place pour aider l’économie locale, s’adresse désormais aux entreprises de moins de dix salariés, comme les traiteurs, qui en font la demande.

Photographie: Frédéric et Anne Lucas apprécient d'avoir la boutique de la rue Bario,à Lamballe (Côtes d'Armor)

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