Chez Le Mercier, le risque de croquer dans unephoto ancienne

Article Le Télégramme/Matthieu Naizet-Publié le 03 janvier 2021

Le patrimoine lamballais est à l’honneur, en 2021, dans les galettes des Rois confectionnées chez Le Mercier. Avec une nouvelle série de photos anciennes reproduites sur céramique.

Cette année encore, c’est le patrimoine lamballais qui est à l’honneur chez Le Mercier, à l’occasion de la galette des Rois. Le boulanger-pâtissier lamballais a
(re)fait appel à Serge Andrieu et au Comptoir des arts pour une nouvelle série de fèves figurant des clichés anciens collectés par le photographe. Des photos utilisées pour constituer les recueils Lamballe Aut’faï, dont le quatrième opus est en librairie depuis quelques semaines.
Pour cette nouvelle année, six photos et autant de fèves sont reproduites,figurant le Lamballe des années 1920 à 1950. Avec une finesse de gravure qui rend la légende lisible et permettra de vérifier, pour les plus anciens, la bonne forme de sa mémoire et, pour les plus jeunes, de découvrir leur ville sous un jourdepuis longtemps éteint.

Jusqu’en Amérique du Sud

« Pour les sélections de photos, je lui fais entièrement confiance, même si je suis passionné de photographie moi-même », explique le pâtissier, pour qui lasérie de cette année « était presque une évidence, à condition que Serge l’accepte. Ces fèves ont eu un tel succès les années passées (et même leshonneurs du JT de Jean-Pierre Pernaud, en 2019). Et on a encore eu de la demande... ».

Les petits carreaux de céramiques ont tapé dans l’œil des collectionneurs. « Les fabophiles nous les demandent. Ils sont toujours très à l’affût de tout ce qui sort », détaille l’artisan qui témoigne de demandes de séries émanant de toute la France, « et même d’Amérique du Sud ». Pour qui c’est par la Poste et sansgalette, bien évidemment..

Des fèves bourguignonnes

Seule concession à sa volonté de travailler au plus proche, avec des ingrédients venus d’un rayon de 25 km autour de Lamballe, c’est en Bourgogne que Philippe Le Mercier fait fabriquer les fèves. « Ça reste Français, quand même, rit le chef d’entreprise. La plupart des grandes séries viennent de Chine. Il n’en était pas question pour nous ».

"Il n’y en a plus beaucoup, des maisons capables d’une telle qualité..."

C’est donc dans la Nièvre, à Clamecy, chez Colas, que sont confectionnées les fèves. « On travaille avec eux depuis des années. Il n’y en a plus beaucoup, des maisons capables d’une telle qualité... » Une maison dont le nom est par ailleurs connu dans le monde la course au large, par l’un des fils, Alain, qui avait embrassé la mer en Bretagne, dans les années 1960. Avant de disparaître, en 1978, à la barre de son Manureva...

Photographie:Hélène Le Mercier, l’épouse du boulanger-pâtissier lamballais, présente la série 2021.(Le Télégramme/MatthieuNaizet)

 

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