À Lamballe-Armor, au milieu des grandes surfaces, les « petits » commerçants

Article Le Télégramme-Nicolas Salles-Publié le 13 Novembre 2020

Une vitrine commune des commerçants de centre-ville, relocalisée dans deux grandes surfaces. C’est la bonne idée - encore - des Vitrines de Lamballe pour faire face à la fermeture physique des magasins.

« Nous n’encaissons rien, les gens ne touchent à rien, c’est juste une vitrine délocalisée ». Et pour une surprise, c’est une surprise ! À commencer pour les clients venus faire leurs courses à Intermarché et à Carrefour Market, en cette fin de semaine.
Au moment de la mise en place d’un site internet collectif de vente en ligne, il y a huit jours, les commerçants adhérents des Vitrines de Lamballe annonçaient « d’autres idées à venir ». « Nous nous assurons, actuellement, de leur faisabilité juridique », précisait David Dossal, le manager de centre-ville. Une faisabilité qui a donc pris corps ce jeudi, au beau milieu des rayons des deux GMS, membres également de l’association.

Nous n’encaissons rien, les gens ne touchent à rien, c’est juste une vitrine délocalisée.

Concrètement, des tréteaux installés en marge de l’allée centrale présentent un échantillon de produits disponibles dans une dizaine de commerces du centre-ville. Vêtements, chaussures, jeux, fleurs, chocolats : un florilège déballé au vu et au su des clients des deux grandes surfaces. « Exactement comme sur le site », assure Nathalie Godard, la coprésidente des Vitrines, dont on devine le sourire derrière le masque.

Pour une durée de 15 jours

La similitude rend l’initiative possible. Des commandes peuvent être passées mais l’achat et le retrait se font au comptoir d’accueil du grand magasin. Comme si on se trouvait au pas de la porte, devant les échoppes de la rue du Val et consorts, en somme. « Et ça maintient le lien humain », ajoute la commerçante, secondée dans sa tâche par Maximilien, stagiaire et élève en bac pro à Henri-Avril.
Au Carrefour Market, une autre commerçante, Charlotte Rogez, qui a déballé du streetwear, des skates et des « shoes ». Accompagnée d’Alexia, une seconde stagiaire. Et de Samuel Ledan, de la Geek Factory, venu en curieux, « pour voir ce qu’on peut améliorer dans la présentation ».

On pensait bien que cela pourrait marcher, mais nous n’avions aucune certitude.

« Je suis content et surpris », témoigne le cogérant de l’Escape-game. Qui reconnaît des commandes dès le jeudi, par ce biais. « On pensait bien que cela pourrait marcher, mais nous n’avions aucune certitude ». Plusieurs clients, passent, l’air ravi. Et le font savoir. La durée retenue, pour l’opération, est de quinze jours.

Photographie:Les « boutiques solidaires » ont été installées en marge de l’allée centrale des deux grands magasins. (Le Télégramme/Nicolas Salles)

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